Comment réduire les commissions sur les fonds de placement ?

Oct 19

Comment réduire les commissions sur les fonds de placement ?

Vous songez à investir dans un fonds de placement ? Apprenez comment réduire au maximum les commissions.
Maximiser la rentabilité

Parfois, il peut être approprié de sortir des canaux habituels, afin de maximiser la rentabilité. Les commissions sur un compte ou sur un dépôt bancaire ne sont pas les mêmes que celles appliquées par un fond commun de placement. Le calcul des commissions rattachées à un fond est beaucoup plus subtil, car celles-ci sont directement déduites de la valeur liquidative (prix auquel est achetée ou vendue une participation au fond d’investissement). C’est-à-dire que le fond n’applique pas de charges directes de façon périodique, mais que celles-ci sont calculées à tout moment. C’est ainsi, qu’en recherchant un produit dans les différents classements, le même fond puisse apparaître sous différentes versions. Chacune d’entre elles, correspondant à une classe différente (classe de la vente au détail, classe de la banque privée, classe institutionnelle, etc.) applique une commission différente. Par conséquent, la valeur liquidative est disparate.

Quelles sont les commissions les plus basses?

Ce sont celles de la banque privée et de la classe institutionnelle. Comme dans d’autres domaines, les taux pour l’investisseur de détail sont plus élevés. Un investisseur lambda peut-il avoir accès à des versions plus économiques de son fond favori? En principe, oui. Le fait est que les canaux traditionnels donnent accès à la classe de la vente au détail, se retrouvant ainsi parmi les plus chères. Cependant, dans certaines circonstances, on peut trouver des « passerelles » qui permettent l’accès à d’autres classes plus intéressantes et donc ainsi, maximiser la rentabilité. La clé étant de trouver le guide approprié.

Pour un individu en solitaire, c’est très compliqué. Une maximisation de la rentabilité peut être obtenue en engageant une entreprise spécialisée dans la prestation de services d’investissement (EAFI, société ou agence de courtage) et par le biais d’un contrat de conseil. Un des objectifs de la compagnie sera de trouver un produit à faibles commissions. Pour atteindre cet objectif, le prestataire pourra demander à une entité de distribution ou à un intermédiaire, l’accès à la classe institutionnelle pour son client, bien que celui-ci n’investisse pas le montant minimum stipulé dans la brochure du produit. Tous les experts consultés affirment que cette pratique est parfaitement légale.

Que peut-on négocier?

Les frais de gestion et les coûts totaux du fond ou TER (Total Expenses Ratio, en anglais) ne sont pas négociables. Déduits directement de la valeur liquidative, il n’existe aucune façon de les réduire. Mais là où existe encore une marge de négociation, c’est sur le montant minimum qui doit être investi pour accéder aux classes les moins chères. L’investissement minimum est en lui-même négociable. La brochure peut indiquer un montant déterminé pour chacune des classes. Un million d’euros pour les institutions, par exemple. Toutefois, l’entité gestionnaire du fond n’aura pas de problème à ouvrir la classe institutionnelle à des investisseurs qui ne peuvent placer que 25 000 euros.

Selon les experts consultés, une partie de la commission appliquée à la classe détail est destinée aux groupes qui distribuent le fond. Si un épargnant paie 2 % pour les frais de gestion d’un produit, le gestionnaire n’empoche pas la totalité, peut-être seulement un 0,7 %. Une bonne partie est destinée au distributeur du fond de placement. Par conséquent, dans certaines occasions, il est possible d’accéder à certaines catégories institutionnelles. Les EAFI’s, afin d’éviter les conflits d’intérêts, doivent recommander à leurs clients les fonds de moindre coût, à condition qu’ils soient accessibles au travers de l’entité ou par la plate-forme utilisée par le client. Les banques au contraire, ont tendance à conseiller la classe détail (qui comprend une commission de vente de 0,5 %) et seuls les clients des banques privées peuvent accéder à des classes plus économiques.

Ce n’est pas une pratique très courante, car le canal traditionnel est souvent celui des banques ou des supermarchés de fonds d’investissements. Mais il est pourtant vrai que les banques privées ou les EAFI’s (entreprises de conseil financier) peuvent accéder à des classes moins chères grâce à des accords bilatéraux.

Méfiez-vous des frais supplémentaires

Il est clair que pour accéder à l’une de ces classes, il faudra engager une entreprise spécialisée dans la réalisation de services d’investissement. Par conséquent, la deuxième partie de cette stratégie, consistera à analyser les commissions que ce prestataire applique dans l’utilisation de ses services. Une fois de plus, l’investisseur devra exiger transparence et clarté à l’entreprise commanditée. Il sera essentiel de connaître à l’avance, les frais occasionnés par son aide et de les comparer avec les coûts qui auraient été appliqués par le fond, si celui-ci avait été souscrit d’une façon traditionnelle.

À ce stade, le « petit » investisseur pourrait rencontrer un problème. Certaines EAFI’s conseillent uniquement les patrimoines importants. De sorte qu’il devra trouver une EAFI prête à travailler avec un patrimoine d’une taille plus réduite. De plus, il est possible que les prestataires appliquent des frais de consultations, en fonction du volume des actifs à investir. À cet égard, il convient d’être prudent sur les coûts des cabinets conseil qui annoncent des réductions de coûts à leurs clients grâce aux rétrocessions reçues des gestionnaires pour recommander leurs fonds. En outre, s’il existe un conflit d’intérêts, le client pourrait finir par payer, sans s’en rendre compte, les mêmes commissions prévues dans la classe de la vente au détail.

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